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Nikon CoolPix P300 : le mini compact expert façon Nikon
Suivant l’exemple de Canon, Nikon se dote d’un second compact expert, au format très réduit et équipé d’un zoom ultralumineux… et pour la première fois sur ce segment d’un capteur Cmos rétroéclairé.
Après avoir lancé le CoolPix P7000, un compact expert d’excellente facture (enfin !), qui n’était pas sans rappeler son concurrent de Canon, le PowerShot G12, Nikon annonce un nouveau modèle sur ce créneau, le CoolPix P300, qui pour sa part ne manque pas de similtudes avec le PowerShot S95 de Canon. Moins cher que le CoolPix P7000, il est surtout beaucoup plus compact et équipé d’un zoom 4,2x 24-100 mm stabilisé ultralumineux… Du moins au grand-angle avec une ouverture impressionnante de f/1,8 qui le place à égalité avec le récent Olympus XZ-1 également pourvu d’un zoom 4,2x ; en revanche, comme c’est le cas pour le PowerShot S95, la luminosité se gâte au téléobjectif qui se contente d’une ouverture de f/4,9. On est loin des f/3,3 du Panasonic Lumix LX5 au 90 mm, f/2,4 du Samsung EX1 au 72 mm ou f/2,5 de l’Olympus XZ-1 au 112 mm. En revanche, avec son ultra-grand-angle, le Nikon CoolPix P300 bénéficie d’excellentes aptitudes pour les prises de vue dans les pièces exigues et mal éclairées, la photo de paysage ou d’architecture.
Si l’allure et le positionnement du Nikon P300 semblent inspirés par le Canon PowerShot S95, il s’en distingue toutefois très nettement par le choix de son capteur. En effet, alors que tous les compacts experts du marché depuis le lancement du Panasonic LX3 en été 2008, exploitent des capteurs CCD de 10 millions de pixels dont les dimensions se situent entre 1/1,63 et 1/1,7 pouce afin de leur assurer en particulier une sensibilité optimale, le Nikon CoolPix P300 s’affranchit de la loi du genre en se dotant d’un capteur Cmos rétroéclairé de 12 millions de pixels et seulement 1/2,3 pouce de diagonale. Une définition supérieure, une surface photosensible plus petite… de quoi effrayer les photographes à la recherche d’une image détaillée, nette et propre. Car si les capteurs Cmos rétroéclairés sont censés être plus sensibles que les capteurs CCD de mêmes dimensions, il est à craindre que cela ne soit plus le cas si on les compare à des capteurs CCD pourvus de photosites beaucoup plus grands. Gageons toutefois qu’avec la luminosité de son objectif au grand-angle, il devrait pouvoir se cantonner le plus souvent à des niveaux de sensibilité assez bas.
Le choix de la technologie Cmos est donc risqué mais pas dénué d’avantages puiqu’il permet au CoolPix P300 de filmer en Full HD à 30 images/s (en MOV H.264) et d’offrir des rafales de 5 vues à 8 déclenchements/s. Dommage qu’il soit impossible de saisir davantage d’images quitte à réduire la vitesse de prise de vue. Il est en revanche possible d’intervenir sur celle-ci en vidéo pour réaliser des ralentis : jusqu’à 120 images/s en 640 x 480 pixels ou 60 images/s en HD 1280 x 720 pixels. En revanche, surprise, malgré son électronique très performante, le Nikon CoolPix P300 ne permet pas d’enregistrer les images en Raw. Une lacune inexplicable pour un appareil dont la vocation est d’être utilisé par des photographes amateurs et experts.
On retrouve avec satisfaction sur le Nikon CoolPix P300 le même écran de 3 pouces et 921 000 pixels, que sur le CoolPix P7000, l’un des meilleurs de sa catégorie. En revanche, afin de réduire au miximum son encombrement, le P300 est dépourvu, à l’instar du Canon PowerShot S95, de griffe porte-accessoires. Sans égaler en compacité ce dernier, qui reste le tenant du titre (100 x 58 x 30mm pour le S95 et 103 x 58,3 x 32 mm pour le P300), son gabarit permet de le ranger sans difficulté dans une poche, d’autant que son boîtier en alliage d’aluminium se révèle robuste et léger, avec ses 189g, carte mémoire et batterie incluses. Notez enfin que celle-ci lui assure une autonomie moyenne de 240 déclenchements. C’est toutefois un peu mieux que les maigres 200 vues délivrées par la batterie du Canon PowerShot S95 mais loin derrière les 400 déclenchements autorisés par le Panasonic Lumix LX5. L’ergonomie enfin n’a pas été négligée, deux molettes crantées l’une à l’arrière, l’autre sur la partie supérieure du boîtier permettant un paramétrage manuel rapide et précis de l’appareil.
Un compact expert positionné en concurrence frontale avec le Canon PowerShot S95 qui pourra faire valoir son objectif super lumineux au grand-angle mais risque d’être pénalisé par son choix de capteur et l’impossibilité d’enregistrer les images en Raw.
Le Nikon CoolPix P300 sera commercialisé à 299 euros à partir du 17 mars.
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