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Olympus E-P3 : plus rapide !
Nouveau leader de la gamme Pen, l’Olympus E-P3 optimise ses performances pour des résultats sans concession.
La gamme Olympus Pen poursuit son évolution avec ce qu’on pourrait surnommer la « série 3 ».
Elle est dominée par l’Olympus E-P3, qui embarque toutes les spécifications technologiques développées par les concepteurs de la gamme Pen. C’est donc un boîtier dédié à l’amateur exigeant, tant sur la qualité de fabrication que sur les performances en matière de prises de vues.
La principale évolution introduite par ce boîtier est un autofocus « FAST » (Frequency Acceleration Sensor Technology) à 35 collimateurs virtuels, annoncé comme spectaculairement véloce : le dossier de presse le crédite d’être l’un des plus rapides du monde, toutes catégories confondues (hybrides ou reflex) ! Connaissant l’optimisme des dossiers de presse Olympus, on peut certes compter sur un autofocus effectivement réactif, mais en pratique, les reflex ne sont pas près d’être remplacés par des E-P3 sur les bords des circuits automobiles !
Ce gain en vitesse est justifié par l’adoption d’un processeur TruePic VI, par l’ajout d’un illuminateur AF, absent sur le modèle précédent, et par l’utilisation d’optiques « MSC » apportant vitesse de mise au point et silence de fonctionnement. Notez qu’il faut bien lire les fiches techniques de vos objectifs, car l’usage de cette technologie MSC n’est pas indiqué sur les objectifs déjà commercialisés. En revanche, la version revisitée du Zuiko Digital 14-42 mm f/3,5-5,6 II R en bénéficie pleinement.
Capteur12,3 Mpix seulement
Pas de révolution en matière de capteur pour l’Olympus E-P3, qui se contente du LiveMos 12,3 millions de pixels, produit par Panasonic sur cahier des charges Olympus.
Il est au format Micro 4/3 (17,3 x 13 mm), couvre une plage de sensibilités de 200 (100 ISO en manuel) à 12800 ISO. Il possède son propre système de stabilisation intégré, qui travaille par déplacements de celui-ci (jusqu’à 3 vitesses de gain). Ce capteur bénéficie également de la protection antipoussière SSWF inventée par Olympus, qui reste l’une des meilleures du marché, notamment grâce à la forme circulaire du filtre utilisé, qui optimise l’effet des trains d’ondes haute fréquence.
Reste que sur un boîtier à 849 euros, la résolution 12,3 millions de pixels est un peu juste en terme de marketing, alors que des concurrents sont déjà à 16 millions de pixels. Une différence qui risque de peser dans la balance à l’heure du choix, même si, intrinsèquement, la résolution 12 millions de pixels est largement suffisante pour l’usage amateur.
Tant qu’Olympus dépendra de Panasonic pour ses puces, elle sera bien obligée de s’en tenir à ce que le fabricant propose. Même si celui ci dispose d’un capteur LiveMos 16 millions de pixels, comme on l’a vu sur le Lumix G3, mais ne semble pas décidé à le partager.
En revanche, cette nouvelle version du LiveMos 12,3 millions de pixels ouvre l’accès à la vidéo Full HD 1080p, à la cadence de 60 i/s. Les fichiers s’enregistrent au format AVCHD en 1080p, ou en AVI MJpeg en 720p, avec son stéréo dans les deux cas. Espérons que l’autofocus rapide profitera pleinement au mode vidéo, notamment pour le suivi de la mise au point en continu.
Pas de viseurMais écran tactile
L’Olympus E-P3 n’est pas équipé d’un viseur électronique, car celui-ci n’est proposé qu’en option (l’excellent viseur VF-2).
En revanche, son écran est en technologie OLED, en diagonale 7,62 cm pour 614000 points de résolution. Cet écran est malheureusement fixe, alors qu’une version orientable aurait été idéale sur un appareil de cette classe. Il est doté d’une surface tactile, donnant notamment accès au choix de la zone de mise au point, aux menus rapides, et à d’autres fonctions utiles dans le feu de l’action. Bien entendu, toutes ces fonctions sont accessibles via les commandes classiques.
Niveau flash, l’Olympus E-P3 dispose d’un petit flash intégré NG 10 pour 200 ISO. Il sera pratique pour déboucher les ombres sur un visage, mais il faudra monter en sensibilité pour doper sa portée. Son principal atout est de pouvoir piloter sans fils des flashs Olympus distants (4 canaux, 3 groupes), ce qui autorise l’usage d’éclairages soignés en photo rapprochée ou en portrait.
Parfois simpleParfois complexe
Comme toujours chez Olympus, l’E-P3 dispose d’une foule de possibilités de réglages dans les menus.
Rassurez vous, la configuration de base fait la part belle à la simplicité, mais si vous êtes du genre technophile, vous pouvez passer en mode étendu, et avoir accès à de très nombreuses possibilités de paramétrages. Là, Olympus ne fait pas les choses à moitié, puisque certains reflex proposent moins de possibilités !
Niveau ergonomie, Olympus propose désormais l’E-P3 sans grip, avec le grip classique, ou bien avec un grip plus gros, mieux adapté aux grandes mains. Il devient ainsi possible de configurer votre appareil comme vous l’entendez (29 euros le gros grip), ou en fonction de votre morphologie.
À l’usage, on retrouve sur l’E-P3 les nombreux modes proposés par le haut de gamme Pen, avec les classiques PSAM, et toute une ribambelle de modes scènes et de filtres artistiques, censés faciliter la vie des débutants. Personnellement, je trouve les modes PSAM bien plus faciles à utiliser que tous ces modes « simplificateurs », mais abondance de biens ne nuit pas et chacun choisira. En tout cas, l’Olympus E-P3 est un boîtier pour le moins complet, qui devrait donner pleine satisfaction à ses utilisateurs. Seul reproche à lui faire, un prix élevé, qui peut devenir un frein au passage à l’acte. Reste que ce boîtier est un beau produit, mature, qui mérite donc attention. En outre, sa gamme optique est l’une des plus complètes dans la catégorie « hybride », et vient encore s’enrichir de deux focales fixes sympathiques (12 mm f/2 très haut de gamme, et 45 mm f/1,8). De quoi profiter pleinement de ce bel appareil !