

Avec ses autoportraits décalés et grinçants, Samuel Fosso s’amuse et propose une satire de son époque, d’un contexte, d’un événement, d’une société, qu’elle soit nord-américaine ou africaine.
Avec ses autoportraits décalés et grinçants, Samuel Fosso s’amuse et propose une satire de son époque, d’un contexte, d’un événement, d’une société, qu’elle soit nord-américaine ou africaine. Largement salué par ses pairs, ce photographe né en République centrafricaine est l’un des artistes africains les plus passionnants et inattendus. Dans cette dernière série présentée à la galerie Jean-Marc Patras, il investit cette fois-ci l’identité iconique de personnages clés des indépendances africaines, du Mouvement des droits civiques américains ou de la culture des deux : Senghor, Césaire, Muhamad Ali, Miles Davis, N’Krumah, S. Keita… "Je ne me mets pas moi-même dans les photographies: mon travail est basé sur des situations spécifiques et des personnages avec qui je suis familier, des choses que je désire, que j'élabore dans mon imagination et, qu’ensuite j’interprète."