Canon PowerShot SX10 IS

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Le Canon PowerShot SX10IS est dans la course


Avec le PowerShot SX10 IS, Canon lance un bridge au goût du jour, doté, comme il se doit, d’un puissant zoom 20x et de caractéristiques techniques ambitieuses.


Fabrice Deleplanque [ 13 Février 2009 10:55 ]

Depuis le lancement du PowerShot S5 IS par Canon en été 2007, le marché du bridge s’est profondément modifié, avec l’arrivée de nouveaux modèles ultra-polyvalents, pourvus de zoom grand-angle 18x, voire 20x. Alors qu’Olympus, pionnier dans ce domaine, en profitait pour présenter pas moins de 4 générations successives de ce type d’appareil (SP-550, SP-560, SP-570 et SP-565) et était rapidement rejoint par Panasonic, Fuji, Nikon et Casio, Canon tardait à entrer dans la course au zoom le plus long, se condamnant à terme à faire de la figuration avec un S5 IS vieillissant, avec ses 8millions de pixels et surtout son zoom 12x, 36-432 mm. La marque rattrape aujourd’hui son retard avec le PowerShot SX10 IS, une offre complétée par un appareil plus haut de gamme, le SX1 IS. Et si Canon a tardé à entrer sur ce créneau, le fabricant en a profité pour élaborer des produits au top de la technologie ayant pour objectif de devenir les meilleurs de leur catégorie.

 

Un écran de 2,5 pouces orientable dans toutes les directions

En entrée de gamme, à 430 euros, le Canon PowerShot SX10 IS dispose d’atouts rares, voire inédits, par rapport à ses rivaux. Il exploite un zoom 20x, la plus large plage de focales du moment, à l’instar des Olympus SP-570, SP-565 et Casio FH-20. Comme le premier, il est évolutif grâce à sa griffe flash. En revanche, il est aujourd’hui le seul à proposer un écran de 2,5 pouces orientable dans toutes les directions. Seule petite réserve, au vu de sa fiche technique, la luminosité de son zoom reste en retrait par rapport à celle de ses rivaux d’Olympus: f/2,8-5,7 pour une plage de focales de 28-560mm pour le Canon, contre f2/,8-4,5 pour une couverture de 26-520 mm pour les Olympus SP-570 et SP-565. Par ailleurs, il se contente de capturer les images en JPeg, alors que ses concurrents d’Olympus et de Panasonic autorisent l’enregistrement en Raw (compression non destructive). Des atouts donc, mais aussi des lacunes par rapport à ses concurrents directs sur le plan des caractéristiques techniques.


L’aspect du bridge Canon a peu évolué depuis le S5. Il a pris de l’embonpoint, ce qui le rend un peu moins facile à transporter, mais profite en revanche à son confort d’utilisation. La poignée est bien dimensionnée et offre une prise en mains ferme. La disposition des commandes à l’arrière a été revue. Au-dessus de l’emplacement du pouce sont distribués les boutons de lecture, compensation et mémorisation d’exposition, ainsi qu’une touche permettant de déplacer et de modifier les dimensions de la zone de mise au point. À droite de l’écran, la croix de sélection est désormais ceinte d’une molette rotative facilitant notamment le réglage de l’ouverture et de la vitesse. On peut toutefois regretter que le principe de la roue crantée, qui offre un contrôle plus précis et que l’on trouve notamment sur les PowerShot de la série G, n’ait pas été retenu. Grâce aux nombreux boutons et molettes, le réglage de l’appareil est rapide et facile. La navigation dans les menus est également très agréable: la bague de zoom commande le passage d’une rubrique à l’autre, quand la molette rotative fait défiler rapidement les menus de chaque rubrique. Très efficace!



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