Canon Ixus 300HS
10
Disponibilité :
Juin 2010
350 €




Canon Ixus 300HS : lumineux et rapide
Canon lance l’Ixus 300HS, un bijou doté d’un zoom très lumineux et d’un capteur Cmos rétroéclairé lui offrant une rafale ultra-rapide.
Fabrice Deleplanque [ 30 Juin 2010 10:21 ]
Cet Ixus 300HS hérite des points forts des séries PowerShot S et Ixus: il revêt un boîtier compact et très élégant en acier, qui en fait un digne représentant de la gamme des bijoux Ixus . Vu de dos, on pourrait le croire pourvu d’un spacieux écran tactile tant les boutons sont rares. Il n’en est rien: il faut se contenter de trois touches (lecture, Menu et Func) et d’une molette, ce qui lui confère un aspect sobre, mais il faut user pas mal «d’huile de pouce» pour paramétrer l’appareil. Autre grief, la définition de l’écran, de 230000pixels, est un peu décevante au regard des standards de cette catégorie de produits, qui proposent plutôt des dalles de 460000, voire 921600pixels (sur le Sony Cyber-shot TX7). Il faut dire que l’Ixus 300HS a choisi de porter ses efforts sur un autre équipement, l’optique, et se dote comme le PowerShot S90 d’un zoom grand-angle ultra-lumineux 28-105mm. Signalons d’emblée que si au grand-angle, l’Ixus 300HS se montre aussi lumineux que le PowerShot S90, avec une ouverture de f/2.0, il cède en revanche du terrain au téléobjectif, en ouvrant seulement à f/5,3 contre f/4,9 pour le S90. Comme ce dernier, l’Ixus 300HS cherche à se distinguer par une meilleure sensibilité: pour cela, le S90 exploitait un capteur CCD d’une taille relativement importante pour un compact de 1/1,7pouce de diagonale et se contentait de seulement 10mégapixels; de son côté, l’Ixus 300HS fait également le choix d’une définition de 10millions de pixels mais change de technologie de capteur, avec un modèle Cmos rétroéclairé de 1/2,3pouce, censé assurer une sensibilité deux fois supérieure à celle des capteurs CCD. Rappelons par ailleurs, qu’avec une ouverture de f/2, la quantité de lumière qui atteint le capteur est deux fois plus importante qu’avec un objectif ouvrant à f/2,8. Un équipement qui devrait donc avantager l’Ixus 300HS lorsque l’éclairage n’est pas optimal. Ajoutons qu’il propose des modes PSAM, ce qui est assez rare sur un bijou.
Performances : une rafale haute vitesse illimitée
L’autre vertu des capteurs Cmos rétroéclairés est qu’ils permettent d’atteindre des cadences de prise de vue élevées en rafale. Mais, contrairement à la plupart des appareils qui préfèrent proposer la rafale la plus rapide possible (soit 10i/s) et sont limités par le nombre de déclenchements (10vues sur les Sony Cyber-shot TX7, TX5 et HX5V, 7vues sur le Fuji FinePix HS10…), l’Ixus 300HS se contente d’une cadence de 3,7i/s, mais propose une rafale illimitée ou plutôt limitée seulement par la capacité de la carte mémoire. Un choix intéressant, car au final une rafale qui ne dure que 1s, voire moins, est en pratique difficilement exploitable. Dommage toutefois que les deux options ne soit pas proposées. Dès le démarrage, l’Ixus 300HS donne le ton: il est en ordre de marche en seulement 1s et il est capable d’enchaîner les déclenchements en moyenne toutes les 2,5s. L’autofocus effectue la mise au point en deux étapes, mais se montre assez rapide et précis. Il bénéficie de la fonction AF Servo qui réalise la mise au point en continu tant que le déclencheur est pressé à mi-course, ce qui permet ainsi de déclencher instantanément sans avoir à attendre que l’appareil effectue la mise au point: très pratique avec un sujet qui ne se déplace pas trop rapidement. Notez qu’il est possible de profiter du flash pendant une prise de vue en rafale: la cadence de déclenchement est bien sûr ralentie et passe à 0,7vue/s. En vidéo, le Canon Ixus 300HS n’égale pas son rival à capteur Cmos de Sony, le TX7, qui propose une définition de 1080i à 50i/s: il se contente d’images en 720p à 30i/s compressées en H.264. À noter toutefois, un mode 320 x 240pixels à 240i/s permettant de réaliser des ralentis.
Qualité d’image : un zoom lumineux
Grâce à l’effet conjugué de son zoom lumineux, de son stabilisateur optique et de son capteur Cmos rétroéclairé, l’Ixus 300HS est à l’aise dans toutes les situations, y compris dans les conditions d’éclairage difficile. Le bruit n’apparaît qu’à 400ISO et reste fin et très discret jusqu’à 3200ISO, la colorimétrie demeure homogène et cohérente sur toute la plage de sensibilités et si on note un moutonnement à partir de 800ISO, la perte de détail reste acceptable jusqu’à 1600ISO pour des impressions sans recadrage jusqu’au format A4. L’optique profite par ailleurs d’un bon piqué et la balance du blanc automatique ainsi que la mesure d’exposition se montrent efficaces.