Fuji FinePix XP30
14
Disponibilité :
Janvier 2011
200 €




Fuji FinePix XP30 : paré pour l’aventure
Fuji enrichit l’équipement de son compact étanche et antichoc avec un GPS.
Fabrice Deleplanque [ 15 Juin 2011 16:02 ]
Une nouvelle tendance se dessine parmi les compacts baroudeurs du cru 2011: l’intégration d’un récepteur GPS. Un équipement cohérent avec la destination de ce type d’appareils censés être opérationnels partout et donc voir du pays. Le Fuji FinePix XP30 est ainsi paré pour l’aventure: il réalise des prises de vue sous l’eau jusqu’à 5m de profondeur et ne craint bien sûr ni la poussière ni le sable, supporte des chutes de 1,5m de haut et fonctionne même par grand froid jusqu’à -10°C.
Ergonomie : confortable et peu encombrant
Afin de pouvoir vous accompagner dans tous vos déplacements, il est en outre particulièrement compact et léger pour un appareil baroudeur: 99,2 x 67,7mm pour seulement 23,9mm d’épaisseur et un poids de 165g, batterie et carte mémoire incluses. Il n’en est pas moins agréable à manipuler. Les touches sont plutôt larges et espacées, et si on déplore l’absence de bouton permettant d’accéder à un menu abrégé réunissant les paramètres de prises de vue essentiels, on se félicite de la présence d’une touche dédiée à l’enregistrement vidéo. Pratique, si jamais un poisson fabuleux venait à passer à portée d’objectif dans les 5m de profondeur impartis. Et pour être sûr de ne pas manquer de lumière, outre son flash, vous pouvez compter sur une petite led offrant un éclairage supplémentaire à votre sujet. Le design de l’appareil est très réussi: tout en rondeur, légèrement asymétrique, il est décliné en noir, blanc, orange, vert ou bleu. Il allie métal chromé et vernis et plastique mat doux au toucher. Un petit bémol cependant concernant le mécanisme d’ouverture des trappes protégeant la batterie et la carte mémoire d’une part et la prise USB d’autre part. Enfoncés dans leur volet, les petits loquets qui les verrouillent affleurent à peine et ils ne peuvent être déplacés qu’à condition d’avoir les ongles suffisamment longs pour s’introduire dans leur logement.
Équipement : un GPS et une base de données
À l’instar des récents Panasonic Lumix FT3 et Pentax Optio WG1, le Fuji FinePix XP30 est équipé d’un récepteur GPS, chargé d’inscrire dans vos images les coordonnées géographiques des sites où elles ont été capturées, mais également d’une base de données comprenant 500000lieux, lui permettant de compléter l’information en donnant le nom de la ville correspondant, ainsi que le département, la région et le pays : plus éloquent que des degrés de latitude et de longitude. Le XP30 associe à cet équipement la fonction Navigation Photo qui vous indique la distance qui vous sépare de l’endroit où a été capturée une image et la direction vers laquelle vous devez vous orienter pour y parvenir. À l’aide du logiciel MyFinePix Studio, il est en outre possible de présenter sur une carte les images que vous avez capturées et, grâce à la fonction Données de suivi qui enregistre votre position à intervalle régulier, l’itinéraire que vous avez parcouru. Lorsque cette fonction est activée, l’appareil poursuit la mise à jour des données GPS même lorsqu’il est éteint, et son autonomie fond comme neige au soleil. À utiliser en connaissance de cause!
Performances : un autofocus très lent
Le démarrage de l’appareil est ultra-rapide: seulement 1,5s. En revanche, la mise au point est lente au grand-angle et très lente au téléobjectif. Heureusement, le retard au déclenchement est négligeable. Les prises de vue sont espacées en moyenne de 2s, un intervalle qui s’étend à 2,8s lorsque le flash est utilisé. La vitesse de prise de vue peut être accélérée environ à 0,8i/s (soit 1,2s entre chaque déclenchement) pour seulement 3images avec le mode rafale. Le XP30 capture enfin la vidéo en HD 720p à 30i/s, le zoom optique restant utilisable pendant l’enregistrement, mais le déplacement des lentilles est bruyant et saccadé.En extérieur, la qualité des images est correcte, même si on note une tendance à la surexposition dès que la scène devient contrastée. En revanche, en intérieur, sous un éclairage au tungstène, le XP30 ne parvient pas à éviter un réchauffement des couleurs. Pas plus que la présence du bruit dès 100ISO, et une dilution des détails à partir de 400ISO, qui se trouvent progressivement noyés dans les parasites au-delà.