Fuji FinePix X100
12
Disponibilité :
Juin 2011
1000 €




Fujifilm FinePix X100 : retour aux sources!
Avec le FinePix X100, Fujifilm démontre que ses ingénieurs ont tout compris à la demande des amateurs experts!
Denis Boyard [ 13 Juillet 2011 11:59 ]
Tous les amateurs experts rêvent d’un appareil compact, très performant et d’utilisation discrète pour compléter leur équipement reflex. Durant des décennies, c’est le Leica M qui a tenu ce créneau, mais beaucoup ne se reconnaissent plus dans ses versions numériques et, de toute façon, rares sont ceux qui ont les moyens de se les offrir! L’arrivée de compacts à grands capteurs a cependant ouvert une voie pour ceux qui cherchent la qualité dans un boîtier moins encombrant qu’un reflex. Le problème, c’est que la visée optique est bien souvent oubliée, car les concepteurs de ces appareils sont spécialisés dans les compacts grand public. Et avec l’absence de viseur, la tenue d’un appareil à bout de bras n’est pas idéale pour la stabilité, alors que ces appareils sont souvent utilisés en ambiance naturelle. Pour bien comprendre la demande des amateurs, il fallait une marque qui ait l’expérience des appareils télémétriques. Et Fujifilm possède ce savoir-faire, car c’est la marque qui fabriquait les fameux Hasselblad XPan/XPan II, appareils panoramiques à télémètre des années90 (formats d’image 24 x 65mm ou 24 x 36 au choix). D’ailleurs, Fujifilm distribuait les XPan au Japon sous les références Fujifilm TX-1 et TX-2. La haute qualité de ces produits, tant au niveau mécanique qu’optique, en a fait des appareils encore très recherchés par les amateurs de photo panoramique argentique. Et l’on retrouve dans le FinePix X100 l’esprit qui a présidé à la fabrication de ses glorieux ancêtres, notamment en termes de finition et de qualité optique.
Viseur de Galilée inversé : la voie royale ?
Avec son viseur type Galilée inversé (grossissement 0,5x) et son optique fixe, le Fujifilm FinePix X100 fait penser immédiatement au Konica Hexar de l’époque argentique. Comme lui, il vise les amateurs experts, et comme lui, il compte sur un objectif fixe d’exception pour y arriver. Et quand vous saurez que le Fujinon 23mm f/2 Super EBC qui l’équipe couvre le champ d’un 35mm, vous aurez compris que la référence est claire. À l’instar du Konica Hexar en son temps, le FinePix X100 est le type d’appareils qui s’inspire des modèles de légende (Leica M, Contax, Canon 7) pour faire rêver les amateurs, mais dans une forme plus compacte et plus économique. En effet, le Fujifilm Finepix X100 s’annonce à 999euros, soit celui d’un reflex de belle facture. Ainsi, il présente un intéressant compromis pour qui souhaite un appareil à l’allure un peu rétro, mais intégrant une technologie dernier cri. Pourquoi avoir choisi le viseur type Galilée inversé placé en coin de boîtier? D’abord parce cela fait immédiatement penser aux appareils télémétriques, mais aussi parce qu’un appareil appuyé contre l’aile du nez est plus stable. On peut ainsi aborder les basses lumières sans arrière-pensée, simplement en s’appliquant à ne pas bouger. Et la formule Galilée inversée procure une image très naturelle, bien meilleure que celle d’un viseur de compact type «image réelle». Dernier atout de ce type de visée, on peut garder l’œil gauche ouvert tout en visant, ce qui permet de «garder le contact» avec les personnes à photographier: on ne se cache pas comme derrière un reflex. Important en reportage humain!
Visée hybride : le secret du FinePix X100
Avec son viseur de Galilée inversé, le Fujifilm FinePix X100 est déjà bien pourvu, mais celui-ci abrite une technologie unique, qui autorise également la visée électronique (résolution équivalente à 1440000points). Le système s’appuie sur un prisme semi-transparent, qui permet d’une part d’afficher des informations techniques en superposition sur la visée optique (cadre à correction de parallaxe automatique, lignes d’assistance à la composition, niveau électronique, infos de prise de vue), mais aussi de proposer une visée électronique classique. Durant cette visée électronique (et lorsque s’affiche la photo après un déclenchement en visée optique), un obturateur mécanique empêche la lumière de pénétrer par le viseur, afin d’offrir une image lumineuse et définie. On passe d’une visée à l’autre via l’inverseur à repère rouge, situé à l’avant du boîtier. Un correcteur dioptrique (- 2 à + 1 ∂) permet d’ajuster la visée à votre vue. La mise au point étant limitée à 0,80m en visée optique (parallaxe difficile à compenser en dessous), la visée électronique prend le relais en mode macro (0,10 à 2m). Un peu perturbant au début, mais c’est le seul moyen de s’affranchir des écarts de parallaxe trop importants. Comme nous pouvions nous y attendre, la visée optique n’est pas un modèle de précision (elle est donnée pour 90%), mais il faut surtout savoir que le cadre lumineux est assez approximatif, même s’il corrige automatiquement (et partiellement) l’écart de parallaxe en fonction de la distance. Moi qui suis un «maniaque» du cadrage précis, j’ai récupéré pas mal de sujets parasites lors de mes prises de vue d’essais. Résultat, certaines photos sont à recadrer, j’éviterai de cadrer aussi serré lors de prochaines séances! En revanche, la visée «en coin» est vraiment agréable, et c’est un plaisir d’utiliser cet appareil, notamment en basse lumière, car il ne vibre pas du tout. Et puis pour les cadrages plus précis, la visée électronique couvre 100% du champ image, ce qui peut rassurer en cas de doute.