Nikon CoolPix P7000
10
Disponibilité :
Septembre 2010
500 €




Nikon CoolPix P7000 : retour en force
Avec le CoolPix P7000, Nikon tente de proposer une alternative compact à ses reflex.
Fabrice Deleplanque [ 26 Novembre 2010 10:15 ]
Alors que Nikon jouit d’un prestige incontesté sur le segment des reflex et collectionne quelques beaux succès commerciaux avec certains modèles d’entrée de gamme de la série CoolPix S, la marque peine à s’imposer auprès des photographes passionnés avec ses compacts experts. C’est avec la ferme intention d’inverser cette tendance que Nikon propose aujourd’hui le CoolPix P7000. Pour cela, Nikon dote son compact d’un capteur CCD de 1/1,7pouce et 10mégapixels, actuel standard sur ce segment d’appareils, depuis que Panasonic a mis un coup de frein à la course aux pixels en 2008 avec le Lumix LX3. Exit donc le capteur de 13,6mégapixels, qui avait pénalisé son prédécesseur, le P6000, en termes de qualité d’image, exit aussi la connectique réseau Ethernet et le GPS, Nikon se recentre sur les qualités fondamentales attendues sur ce type d’appareils. En ce qui concerne l’optique, alors que la tendance actuelle incarnée par les Samsung EX1, Panasonic Lumix LX5, Canon PowerShot S95 ou Ricoh GR Digital III consiste à intégrer des objectifs très lumineux, le CoolPix P7000 choisit plutôt de miser sur la polyvalence en proposant un zoom 7,1x 28-200mm f/2,8-5,6 dont la plage de focales est un peu plus large que celle du Canon PowerShot G12 (28-140 f/2,8-4,7). C’est d’ailleurs en concurrent direct de ce dernier que le Nikon CoolPix P7000 se pose, tant en termes de design, de qualité de fabrication et d’ergonomie que d’usage.
Ergonomie : une réussite
Le design du P7000 est rassurant: les doigts se calent fermement grâce à une poignée caoutchoutée et à un renflement à l’arrière pour bloquer le pouce, ce qui garantit une bonne stabilité. Conçu en magnésium, le boîtier a l’air solide et se révèle léger. Le P7000 est bardé de molettes et de boutons afin d’offrir un paramétrage rapide. Suffisamment espacés et judicieusement disposés, ceux-ci permettent de trouver rapidement ses marques. À l’exception peut-être du bouton Fn situé en façade dans la partie inférieure entre la poignée et l’objectif: cette touche de raccourci paramé­trable permet lors de l’utilisation de la bague de zoom de progresser de manière discontinue du grand-angle (28mm) au téléobjectif (200mm) en s’arrêtant sur des paliers intermédiaires: 35, 50, 85, 105, 135mm. Un maniement peu évident, qui exige de maintenir une pression avec l’annulaire sur la touche Fn tout en tournant la bague de zoom avec l’index et en serrant l’appareil avec les autres doigts disponibles. La disposition des commandes n’est pas sans rappeler celle du Canon PowerShot G12. On retrouve une roue crantée à l’arrière et, sur la partie supérieure, trois molettes, dédiées aux modes de prise de vue et à la correction d’exposition, la dernière se distinguant en ce qu’elle sert à accéder rapidement à une multitude de réglages: selon sa position et en pressant sur son bouton, elle permet d’intervenir sur la sensibilité, la balance du blanc, les fonctions de bracketing (sensibilité ISO, vitesse d’obturation ou balance du blanc), la qualité d’image (Raw ou JPeg), l’affichage des informations de prise de vue (histogramme et mise en surbrillance des zones surexposées disponibles en mode lecture seulement, hélas) et enfin, via le menu personnalisé, les Picture Control, D-Lighting, Contrôle de la distorsion, mesure d’exposition, rafale et mode autofocus. Si cet ensemble de réglages a des allures de fourre-tout plutôt confus, il se révèle à l’usage extrêmement pratique et évite dans la plupart des cas de recourir au menu général. Pour faciliter le réglage des paramètres d’ouverture et de vitesse, le P7000 associe, à l’instar du Canon PowerShot G12, la roue crantée arrière à une molette accessible toutefois avec le pouce et non avec l’index comme sur son rival de Canon. Et grâce à la touche Av/Tv, il est possible d’intervertir selon vos préférences la fonction qui leur est attribuée. Par ailleurs, avec le mode P, il est possible d’intervenir sur l’ouverture (décalage du programme) sans modifier l’exposition. La visée est confiée à un minuscule viseur optique offrant la possibilité de régler la dioptrie et à un spacieux écran de 3’’. Ce dernier profite d’une définition de 921000 pixels assurant un bon rendu des détails et des couleurs et une précision satisfaisante, notamment lors d’une mise au point manuelle, mais il n’est pas orientable. Il se rattrape en offrant des angles de vue horizontal et vertical particulièrement larges et une bonne lisibilité en extérieur lorsque l’ensoleillement est fort.