Nikon CoolPix S4000

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Nikon CoolPix S4000

Nikon CoolPix S4000 : un tactile accessible


Le S4000 est un mince bijou à la finition soignée. Pour le bonheur des amateurs, il propose un large écran tactile. Voyons où en sont ses performances.


Aurélie Hallereau [ 10 Mai 2010 10:15 ]

Nikon propose deux compacts d’entrée de gamme, les CoolPix S3000 et S4000 qui se distinguent par leurs écrans puisque contrairement au S3000, le S4000 propose une ergonomie tactile. Proposé 30euros de plus que son petit frère, le S4000 se voit confier une dalle tactile de 3pouces de diagonale pour 460000pixels de définition. La dalle est de bonne qualité, elle offre un affichage lumineux, contrasté et fluide. On a cependant noté que la surface de la dalle est assez granuleuse, ce revêtement diminue la qualité de l’affichage, notamment engendre une perte de détails sur les images. C’est via cet écran tactile que tous les réglages se font. Et même si l’appareil conserve un déclencheur, la capture de la photo peut se faire en appuyant sur l’écran. L’ergonomie tactile permet aussi de sélectionner la zone de l’image sur laquelle vous souhaitez faire la mise au point. La bague de zoom qui entoure le déclencheur est quant à elle irremplaçable, car si certains appareils proposent de zoom en touchant l’écran, ce n’est pas le cas du S4000. Comme sur son prédécesseur, le S4000 conserve deux touches de contrôle à l’arrière pour le passage en mode lecture ainsi que la sélection du mode de prise de vue. Globalement, l’interface tactile est agréable et réactive, les menus sont bien organisés et les pictogrammes sont clairs.


Écran

Sur un compact d’entrée de gamme à moins de 180euros, on apprécie de trouver un large écran tactile de 3pouces pour une belle définition de 460000 pixels. 


Performances : dans la moyenne

En termes de réactivité, le S4000 n’est pas décevant. Au démarrage, il lui faut environ 2,5s pour être prêt à déclencher. Ensuite, l’autofocus réagit vite et le temps de latence au déclenchement est quasi imperceptible. Malheureusement entre deux prises de vue, la vélocité de l’appareil est assez décourageante puisqu’il faut attendre environ 3,5s. L’appareil est paramétré pour se mettre en veille automatiquement. Pour le remettre en route, il suffit d’appuyer sur le déclencheur, mais il faudra être patient, car la remise en route requiert 4s. Un peu long… De même, le mode rafale est limité à 3 vues consécutives prises à la faible cadence de 1i/s. Heureusement, l’appareil se rattrape en vidéo, le S4000 capture des films en 1280 x 720 à 24i/s. Le zoom optique n’est pas disponible pendant l’enregistrement des séquences. Autre déception, la compression reste du MJPeg, qui produit de lourds fichiers.


Fonctionnalités : nombreuses options de retouche

Avec le S4000, Nikon propose un élégant compact équipé d’un écran tactile à un prix très serré. Il est avant tout conçu pour les photographes amateurs qui ne souhaitent pas avoir à farfouiller dans les menus pour obtenir une belle photo. Les menus du S4000 sont simples, et les possibilités de réglages sont peu nombreuses. Pour l’exposition, en plus d’un mode automatique, l’appareil propose plusieurs modes scène parmi lesquels le S4000 est capable de choisir automatiquement pour que les réglages soient les plus justes possibles. Si au moment de la prise de vue les réglages sont limités, cela n’empêche pas l’appareil de proposer de nombreuses fonctions de retouche. Vous pouvez, par exemple, corriger la géométrie de l’image, recadrer ou encore redimensionner l’image. Toutes ces fonctions s’avèrent efficaces et sont assez intuitives.


Qualité d’image : en progrès

Pour proposer ce compact  un prix attractif, Nikon a dû faire des compromis sur l’équipement, ce qui a forcément des répercussions sur la qualité des images. Si on apprécie de trouver un zoom démarrant au 27mm, l’objectif souffre malheureusement d’un sacré manque de luminosité. Pour pallier ce défaut, il faudra vous contenter d’un recours au flash ou aux sensibilités élevées, le S4000 est dépourvu d’un véritable système de stabilisation. Heureusement, le bruit électronique est plutôt bien géré, les détails diminuent à partir de 400ISO, la qualité reste acceptable jusqu’à 800ISO. Côté colorimétrie, la balance du blanc automatique est efficace et l’exposition est homogène.


Couleurs

Les couleurs sont fidèles et les teintes neutres. La balance des blancs automatique délivre des images un peu chaudes sous un éclairage tungstène. Préférez alors un réglage manuel.


Sensibilité

À partir de 400ISO, les détails des images commencent déjà à diminuer. Le bruit électronique est globalement bien géré, il reste assez discret à 800 ISO et acceptable à 1600 ISO.


Rafale

Ici en mode rafale planche de 16 vues, le Nikon CoolPix S4000 atteind une cadence de prise de vue rapide, mais l’image délivrée est une planche de 16photos et non 16 images. 



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