Olympus XZ-1

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Olympus XZ-1

Olympus XZ-1 : le dernier, mais non le moindre


Délaissé depuis de nombreuses années par Olympus, le créneau des compacts experts est aujourd’hui réinvesti avec un produit très convaincant qui profite  de son savoir-faire d’opticien.


Fabrice Deleplanque [ 03 Juin 2011 13:46 ]

Olympus avait annoncé son intention d’être de nouveau présent sur le créneau des ­compacts experts en présentant sous une cloche de verre un prototype à l’occasion du salon Photokina de Cologne en septembre dernier.  Désormais commercialisé, cet appareil est le dernier en date à arriver sur ce segment, longtemps après le ­Samsung EX1, lancé en juin 2010, et les Canon PowerShot G12 et S95, Nikon CoolPix P7000 et Panasonic Lumix DMC-LX5, commercialisés en septembre 2010. Un délai qui aura eu le mérite de permettre à Olympus d’étudier l’offre de ses concurrents, de reprendre à son compte ­certains de leurs points forts, de combler également ­certaines de leurs lacunes, voire de jouer la surenchère dans certains domaines et de se positionner à un prix un peu plus attractif que la plupart de ses rivaux.


Ergonomie : une bague de valeur

L’Olympus XZ-1 se classe parmi les compacts experts les moins encombrants, juste derrière le Canon PowerShot S95, et au coude à coude avec les Panasonic Lumix LX5 et Samsung EX1. À la différence de ces deux modèles, il est dépourvu de poignée. Étrange lacune, puisque la présence d’une poignée n’aurait pas porté atteinte à la minceur de l’appareil dans la mesure où l’objectif et sa bague dépassent d’environ 2cm du boîtier lorsqu’il est éteint… et aurait en revanche amélioré sa prise en mains. Car en façade, rien n’est prévu pour favoriser la préhension de l’appareil: ni relief, ni revêtement antidérapant. Dommage. En revanche, la présence d’une bague de réglage autour de l’objectif, comme sur le Canon PowerShot S95, permet de mieux équilibrer l’appareil en utilisant les deux mains. Cette bague permet de contrôler la sensibilité en mode P, l’ouverture en modes A et M, la vitesse en mode S, mais aussi de naviguer parmi les modes scène ou encore, en mode Art, de faire défiler les filtres artistiques. Malheureusement, il est impossible de personnaliser son utilisation en lui attribuant librement d’autres fonctions, comme par exemple le réglage de la mise au point manuelle, affecté pour sa part à la commande rotative arrière. En outre, malgré son crantage, elle donne une impression défavorable en termes de finition, de légèreté et de flottement lorsqu’on la manipule. Pour le reste, le boîtier, composé d’aluminium et de plastique, bénéficie d’une fabrication soignée et profite d’une ergonomie bien conçue. On pourra juste s’étonner de l’impossibilité d’intervenir sur le niveau de correction du bruit (alors que la plupart des appareils haut de gamme d’Olympus, notamment les bridges, l’autorisent) et d’effectuer séparément la mesure d’exposition et la mise au point. Pour le reste, l’Olympus XZ-1 réalise un sans-faute. Il est pourvu d’un écran Oled de 3pouces (7,62cm) et 610000pixels spacieux, très précis, et offrant un contraste élevé et des angles de vue horizontal et vertical très larges. Il est, par ailleurs, évolutif grâce à sa griffe et à son connecteur, qui lui permettent d’exploiter la plupart des accessoires conçus pour la gamme Pen, tels que le viseur électronique orientable VF-2 mais aussi les flashs (FL-36R et FL-50R) ou un micro externe stéréo. En outre, via son mode RC, le XZ-1 peut contrôler des flashs à distance et sans fil. 


Performances : rapide en Raw comme en JPeg  

Si l’Olympus XZ-1 est équipé d’un capteur CCD de 10millions de pixels aux dimensions comparables à celles de ses rivaux (de 1/1,6pouce de diagonale), il exploite un zoom 4x 28-112mm f/1,8-2,5 dont la luminosité est exceptionnelle. Le démarrage de l’appareil s’effectue en deux temps: l’allumage de l’écran intervient très rapidement, en ­seulement 1,2s, ce qui permet de pouvoir commencer à cadrer sans tarder; en revanche, la mire de l’autofocus n’est affichée que 1,6s plus tard, soit une attente totale de 2,8s, ce qui le place derrière tous ses concurrents dans ce domaine. Autre surprise: avec une optique aussi lumineuse, on aurait pu s’attendre à bénéficier d’un autofocus ultra-rapide. Or, si la vitesse de mise au point est satisfaisante, les Samsung EX1 et Panasonic Lumix LX5 se montrent un peu plus rapides dans ce domaine. Malgré le poids important des fichiers produits (environ 4,5Mo en JPeg et 11Mo en Raw), le retard au déclenchement est quasi imperceptible. Mais l’Olympus XZ-1 prend l’avantage sur ses rivaux en limitant l’attente entre les prises de vue à seulement 1,2s, voire à 2s lorsque le flash est utilisé, et ce, que l’enregistrement s’effectue en Raw ou en JPeg. Autre performance à saluer, celle du mode rafale, qui permet de capturer 2images par seconde, le nombre de déclenchements étant illimité en JPeg et limité à 8 en Raw. Il est enfin possible d’utiliser le flash intégré lors d’une prise de vues en rafale, les éclairs se succédant alors toutes les 1,2s. En vidéo, les résultats sont corrects: le XZ-1 enregistre des films en HD 720p à 30i/s, le son étant capturé en mono. Pour bénéficier d’une bande audio en stéréo, il faudra s’équiper d’un micro optionnel, le SEMA-1. La compression s’effectuant en MJPeg, le poids des fichiers générés est assez élevé: environ 235Mo pour 1minute de vidéo. La qualité d’image est satisfaisante, et le zoom optique et l’autofocus restent utilisables pendant la prise de vues. 


Écran

Cet écran de 3pouces et 610 000pixels est précis, lumineux, bien contrasté et offre un affichage fluide et des angles de vue très larges.



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