Olympus E-30

12.2      
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Olympus E-30

L'Olympus E-30 a été conçu pour les passionnés


Moins prestigieux, mais également moins cher que le E-3, l’Olympus E-30 reprend les bonnes idées du modèle pro, dans une version plutôt dédiée aux amateurs exigeants.


[ 07 Février 2009 13:39 ]

Après plusieurs années dédiées aux reflex grand public, Olympus a commercialisé le E-3, très beau boîtier destiné aux experts et aux pros. Mais un modèle à 2000 euros n’est pas facile à vendre, surtout quand on s’impose un ­format de capteur comme le 4/3, qui est un vrai handicap technologique pour les reflex haut de gamme! En effet, sa taille réduite (17,3 x 13mm) limite la résolution et pose de vrais problèmes aux ingénieurs en matière de gestion du bruit électronique. Autant la petite taille du 4/3 peut être un avantage pour un minuscule E-420, voire pour un E-520, autant elle bride un boîtier comme le E-3, qui doit faire face à des concurrents bien plus sérieux. Résultat, le pro de chez Olympus est arrivé sur les comptoirs avec un capteur 10millions de pixels très vite dépassé par ses concurrents, et l’écart se creuse à chaque nouvelle annonce. D’autant plus regrettable que le boîtier est par lui-même un superbe produit et que les optiques Zuiko Digital sont excellentes !

 

Un capteur Panasonic Live Mos 4/3 à 12 millions de pixels !
Pour tenter d’amortir le développement du E-3, la marque décline son concept dans un reflex conçu pour les amateurs exigeants: l’Olympus E-30. Il reprend l’allure générale du E-3, mais en version beaucoup plus «light», puisque tout en plastique, et sans protection contre les intempéries et la poussière. Cela dit, l’aspect du boîtier reste très soigné, en tout cas suffisamment pour faire excellente impression dès la prise en mains. Et le capteur, me direz-vous? Un Panasonic Live Mos 4/3 décliné en 12millions de pixels! On le connaît, c’est le même que celui du Panasonic Lumix G1. Avec 12millions de pixels, on est pratiquement au maximum du potentiel du capteur (photosites de 0,0043mm de côté, soit 4,3µm), dans l’état actuel des connaissances en traitement d’image pour reflex. D’ailleurs, Panasonic l’a bien compris en ne proposant ce ­capteur que sur un bridge camera, même s’il est à optique interchangeable.


Face à lui, l’Olympus E-30 n’a que des concurrents sérieux, puisqu’il s’oppose aux Canon EOS 450D, Nikon D90, Pentax K20D et Sony a300/a350. On trouve même quelques «survivants» de la génération précédente à lui opposer, comme l’EOS 40D ou le Sony a700, dont les prix sont encore très ­inférieurs au sien. Eh oui, Olympus a baissé de 100euros le prix du E-30 avant même sa commercialisation, mais il est encore à 1199euros (boîtier nu), ce qui reste beaucoup, beaucoup trop élevé. Exemple avec le Nikon D90, vedette du moment proposée à 950euros! En outre, certains de ces concurrents pourraient bien être mis à jour prochainement, ce qui ne fera pas les affaires d’Olympus.


Le E-30 arrive donc sur le marché avec des handicaps qui vont peser lourd dans la balance à l’heure du choix. Il va falloir qu’il soit irréprochable sur les performances, notamment en matière de bruit électronique, où Canon et Nikon placent la barre très haut! C’est l’éternel problème des reflex à capteur 4/3, toujours desservis par un format réduit.



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